Etude d’impact dans le cadre de la création d’un parc photovoltaïque sur un ancien site pollué (friche militaire), sur la commune de Saint-Léger de Montbrun (79076E)

Le projet, d’une superficie de près de 15 ha, s’implante sur un ancien site militaire : il intègre la construction d’un poste de livraison, de trois onduleurs et la création de pistes périphériques. La puissance développée par les 24 700 panneaux solaires fixes s’élève à 8 600 Mwh/an. Le parc sera raccordé au poste électrique de Thouars, à environ 3 km du site, par une ligne utilisant une tranchée commune avec un autre projet. La durée d’exploitation de la centrale est estimée à 40 ans.

Ce projet s’inscrit dans une démarche de territoire initiée en 2005 par la Région Poitou-Charentes, puis reprise par la Communauté de Communes du Thouarsais en 2006, dans le cadre d’un partenariat élargi avec le Conseil Départemental des Deux-Sèvres. Appelé « TIPER » (parc des Technologies Innovantes de Production d’Energies Renouvelables), ce projet de territoire a le double objectif de reconvertir le site de l’ex-Etamat, après démantèlement et mise en sécurité pyrotechnique, et de devenir un véritable éco-site à l’échelle européenne, réunissant dans un même lieu différents sites de production à base d’énergies renouvelables.

Les sensibilités environnementales sont surtout liées aux habitats et espèces, ainsi qu’au paysage :

  • Après dépollution pyrotechnique, l’aménagement du parc est l’occasion de recréer des habitats naturels de friches calcaires sèches favorables à l’expression d’une flore et d’une faune diversifiée (insectes, oiseaux). Les impacts de l’aménagement sont donc, au regard des différentes mesures proposées, positifs sur l’essentiel des enjeux du site, que la mise en place de plusieurs suivis écologiques permettront de contrôler.
  • L’étude des incidences paysagères a montré qu’au travers son implantation et ses dimensions, le projet présente la capacité de s’intégrer naturellement dans le paysage de plaines agricoles et d’énergies renouvelables. Les mesures d’intégration paysagère permettent de réduire les vues les plus proches et d’améliorer l’intégration des locaux annexes et des clôtures (trame végétale périphérique, traitement qualitatif des aménagements).

Dans son avis rendu le 27 avril 2017, l’Autorité Environnementale précise que le contenu de l’étude d’impact est conforme aux dispositions du Code de l’environnement, qu’elle comprend un résumé non technique reprenant de façon satisfaisante les principaux éléments de l’étude, que l’étude d’impact se caractérise par une présentation claire et didactique des différents enjeux qui s’attachent au projet, le soin apporté à l’analyse paysagère, basée sur des photomontages de qualité et une annexe très détaillée sur ce thème, que les mesures proposées sont proportionnées aux enjeux identifiés.