Etude d’impact dans le cadre d’une demande d’autorisation de défricher pour un projet de centrales photovoltaïques au sol et d’une sous-station d’élévation de la tension, sur la commune d’Arue (40065E)

Le projet d’Arue consiste en l’implantation de 3 centrales photovoltaïques au sol de près de 37 MWc, sur une surface totale clôturée d’environ 60 ha, ainsi que d’une sous-station d’élévation de la tension pour le raccordement des parcs au réseau HTB. Ce projet permettra de produire annuellement environ 50 MWh, soit la production équivalente à la consommation de 9 000 foyers (20 340 habitants). Les centrales photovoltaïques utiliseront la technologie mobile (« trackers »).

Le site d’implantation est localisé dans un secteur relativement isolé, éloigné du bourg, non loin de l’autoroute A65 entre Langon et Pau. Il est intersecté par le périmètre de la DUP de la LGV « Bordeaux-Espagne ». La zone projetée, petite partie de la Forêt Communale d’Arue, a été endommagée par les évènements météorologiques de ces dernières années (notamment la tempête Klaus de 2009). Une demande d’autorisation de défricher est donc nécessaire.

Le site a été retenu après exclusion des zones patrimoniales et d’inventaires, des zones à forte covisibilité, des zones à risques majeurs et grand projet (LGV), et surtout sur des parcelles « tempêtées » qui n’ont pas été ré-exploitées depuis. Par ailleurs, la commune a souhaité développer le potentiel solaire sur son territoire en y instaurant un zonage 1AUV dans son PLU (approuvé en 2012).

Le Maître d’Ouvrage a privilégié l’évitement de plusieurs secteurs sensibles d’un point de vue écologique (zones humides, habitat de la Pinède clairsemée et lande dégradée à Molinie bleue et Bourdaine). Le projet est toutefois implanté sur un site présentant des enjeux forts pour la faune, et à ce titre des mesures de compensation sont en cours d’étude.

Par ailleurs, la société Neoen a consulté la coopérative Alliances Forêt Bois pour la recherche de boisements compensateurs. Une convention de boisement sera signée, dans laquelle la coopérative s’engage à trouver les surfaces nécessaires pour la compensation, dans un délai maximal d’un an après obtention de l’autorisation de défricher. Cette démarche a été validée par la DDTM des Landes.

Une visite contradictoire a été effectuée en février 2017 avec le service « Forêt » de la DDTM des Landes, dans le cadre de l’instruction de la demande de défrichement. Elle n’a pas appelé de remarques spécifiques.

Enfin, l’Autorité Environnementale a rendu son avis sur le projet le 15 mars 2017 : l’étude d’impact intègre les éléments requis par le Code de l’environnement, le résumé non technique apparaît clair, l’analyse de l’état initial aborde l’ensemble des thématiques environnementales, l’analyse paysagère n’appelle pas d’observations particulières, etc.