PLU de la Ville de Châtillon

Située aux portes de Paris, la ville de Châtillon est soumise à une forte pression foncière.
Les tissus pavillonnaires de la ville ont connu dans la période récente des évolutions fortes (telles que le remplacement de maisons individuelles par des immeubles), pas toujours conformes au projet politique porté par les élus de la ville, ni aux aspirations des habitants de Châtillon.

Dans ce contexte tendu, l’enjeu de la procédure de révision du PLU a résidé plus particulièrement dans la création d’un règlement d’urbanisme solide qui garantisse la préservation des tissus pavillonnaires et de leur cadre de vie, d’une part, et qui maîtrise, d’autre part, les évolutions du bâti existant dans les secteurs ou elles sont souhaitées.

Pour préserver les tissus d’habitat sans figer toute possibilité d’évolution dans la ville, erea-conseil s’est associé les compétences de Villes Vivantes pour conduire une démarche BIMBY (« Build In My Back-Yard ») articulée à la révision du PLU, afin d’intégrer ses apports à toutes les étapes de la procédure. La connaissance fine et approfondie des tissus bâtis existants, construite grâce à l’étude et la modélisation de ceux-ci sous l’angle de leurs possibilités de mutation, a permis d’élaborer une véritable stratégie de préservation et d’évolution maîtrisée des tissus bâtis de Châtillon.
Celle-ci s’appuie sur un corpus réglementaire, comportant notamment la définition d’un coefficient d’emprise au sol échelonné qui permet de réguler les droits à bâtir en fonction de la taille des unités foncières.

Les éléments du patrimoine bâti et végétal des tissus d’habitat individuel ont été recensés, repérés au plan et décrits dans des fiches détaillées annexées au PLU afin d’être protégés. Des tests et simulations sur des parcelles-types dans chaque secteur ont permis de mesurer précisément les évolutions rendues possibles par les combinaisons de règles envisagées, et d’ajuster ces règles si nécessaire, afin de garantir que seules les mutations urbaines et architecturales véritablement souhaitées par les élus puissent se faire.

Le PLU s’est aussi employé à dégager des capacités d’accueil pour les activités et les bureaux plus particulièrement dans le quartier situé le long des emprises SNCF, ainsi qu’à proximité de la future gare du Grand Paris (ligne 15 Sud).

Compte tenu des urgences liées à l’entrée en vigueur de la métropole du Grand Paris, ce dossier a été élaboré en un an jusqu’à l’approbation intervenue le 23 décembre 2015.