Révision du POS de Libourne en vue de le transformer en PLU

Forte de 23 830 habitants en 2009, Libourne est la principale ville de l’Est de la Gironde, le Pays du Libournais, qui connait un net développement influencé par celui de l’agglomération bordelaise.
Même si la ville ne bénéficie pas de la même croissance démographique que le Pays, elle n’en connaît pas moins de réelles mutations qui l’on conduit à engager la révision d’un POS vieux de 10 ans, aujourd’hui inadapté et posant de réelles contraintes au développement soutenable de la ville.

La volonté fortement affichée de la municipalité est de faire du nouveau PLU un document stratégique lui donnant les outils pour renforcer le rôle de centralité de Libourne et développer son activité économique.

A cela s’ajoutait l’intention de mieux gérer son territoire dans le respect des grands ensembles viticoles emblématiques du saint-émilionnais, d’un patrimoine urbain et paysager de qualité faisant l’objet d’une AVAP et d’un milieu naturel encore largement conservé dans espaces inondables de la vallée de la Dordogne. Cela conduisait à contenir de préférence le développement aux espaces urbanisés et déjà urbanisables.

La réalisation d’un diagnostic partagé a permis d’établir le bilan technique et politique du POS en vigueur. Il a surtout confirmé, sur la base d’une analyse très fine (utilisation des données MAJIC 2) que les quartiers périphériques modernes, construits au gré d’opérations au coup par coup, disposaient encore de capacités d’accueil importantes en regard des hypothèses d’évolutions démographiques et économiques qui étaient envisagées.

Sur cette base, le PADD en cours d’élaboration, établi dans le respect de celui du SCoT du Pays du Libournais récemment adopté, a retenu un croissance modérée (de l’ordre de 1 200 nouveaux habitants à l’horizon 2030 et 600 logements tenant compte du desserrement des ménages et renouvellement urbain). Il opte pour la conservation de l’enveloppe urbaine actuelle et la restructuration de certains quartiers, notamment des friches telles que la Gare (SERNAM) et l’ESOG qui revêtent une importance toute particulière dans la revitalisation de la ville. Enfin, s’appuyant sur un « plan de référence » élaboré en parallèle, il définit un programme de traitement fonctionnel, programmatique et esthétique des entrées de ville et espaces publics ainsi que la restructuration du site de la gare TGV, en particulier pour favoriser l’intermodalité.

Ces grandes orientations seront approfondies dans les prochains mois, notamment en tenant compte des résultats de l’évaluation environnementale, avant de passer à l’élaboration des autres pièces du dossier.